La nutrition dans la MPR
January 02, 2025

Différents régimes alimentaires pour la MPR | Nutrition rénale

Bonne année ! Pour plusieurs, c’est le moment de se fixer des objectifs, et apporter des changements à son alimentation peut en faire partie. Si vous vivez avec la MPR, la nutrition est un aspect sur lequel vous pouvez agir pour soutenir la santé de vos reins. Ce mois-ci, Emily Campbell, diététiste professionnelle et éducatrice agréée en diabète, explore différentes options alimentaires pour la MPR et partage une recette de salade grecque de quinoa et de pois chiches en pot pour faciliter la planification des repas.

Avec le début de la nouvelle année, c’est un excellent moment pour réfléchir et se fixer des objectifs pour un mode de vie plus sain. Pour les personnes vivant avec la MPR, adopter des changements positifs peut jouer un rôle important dans la gestion de la santé rénale. Que vous veniez tout juste de recevoir un diagnostic ou que vous viviez avec la MPR depuis des années, faire des choix alimentaires réfléchis peut aider à soutenir la fonction rénale et le bien-être général. Ce blogue présente différents types d’alimentation pour la MPR et comment choisir celle qui vous convient.

Pourquoi l’alimentation est importante avec la MPR

Une alimentation favorable aux reins peut aider à :

  • Contrôler la pression artérielle
  • Réduire l’accumulation de déchets
  • Réduire la charge de travail des reins
  • Ralentir la croissance des kystes

Voici quelques éléments clés à considérer en matière d’alimentation pour les personnes atteintes de la MPR.

1. Miser sur des aliments faibles en sodium

Un excès de sodium fait augmenter la pression artérielle, une complication fréquente de la MPR. La gestion de la pression artérielle est essentielle pour ralentir la progression des dommages aux reins. Cette année, visez à réduire votre consommation de sodium en :

  • Évitant les aliments transformés et les collations salées
  • Ajoutant moins de sel à vos repas
  • Utilisant des herbes et des épices pour rehausser la saveur
  • Vérifiant les étiquettes nutritionnelles
  • Limitant les repas au restaurant

2. Porter attention aux protéines

Les protéines sont essentielles, mais en consommer trop peut surcharger les reins, tandis qu’un apport insuffisant peut entraîner une perte musculaire et la malnutrition. Envisagez de travailler avec une diététiste professionnelle pour déterminer la quantité de protéines qui vous convient. Si vous vivez avec la MPR, le type de protéines que vous consommez est aussi important.

  • Limiter les protéines animales à 85–115 g (3 à 4 oz) par jour.
  • Porter attention à la taille des portions de protéines.
  • Lors des autres repas (sans protéines animales), intégrer des protéines végétales comme les noix, les graines, les haricots, les légumineuses, le tofu ou le soya.

Vous souhaitez augmenter votre consommation de protéines végétales en 2025 ? Essayez d’opter pour un dîner à base de plantes chaque jour ce mois-ci !

3. Consommer davantage d’aliments entiers

Une alimentation axée sur des aliments entiers et peu transformés est bénéfique pour tout le monde, mais particulièrement pour les personnes atteintes de la MPR. Les grains entiers, les légumes, les fruits et les bons gras sont riches en fibres et en nutriments. Ils peuvent réduire l’inflammation, soutenir la santé cardiaque et améliorer la digestion, des éléments importants dans la MPR. La nouvelle année est un bon moment pour intégrer davantage d’aliments d’origine végétale et riches en nutriments à votre alimentation.

Qu’en est-il des régimes spécifiques ?

Vous vous demandez peut-être si des régimes comme le régime cétogène ou le jeûne intermittent conviennent à la MPR. Examinons les recommandations actuelles.

Régime cétogène et MPR

Les connaissances sur le régime cétogène et la MPR continuent d’évoluer, et ce type d’alimentation pourrait offrir certains avantages, comme la gestion du poids et de la glycémie.

Cependant, certaines préoccupations demeurent :

  • Sa teneur élevée en protéines et en gras peut ne pas convenir à la MPR. Un régime cétogène typique comprend environ 70 à 75 % de gras, 20 à 25 % de protéines et seulement 5 à 10 % de glucides. Pour une personne visant 2 000 calories par jour, cela représente environ 100 à 125 g de protéines par jour, ce qui peut dépasser les recommandations pour certaines personnes atteintes de la MPR.
  • Les gras moins sains peuvent augmenter le risque de maladies cardiaques. Le régime peut inclure des gras saturés et trans, ce qui est préoccupant puisque les personnes atteintes de la MPR présentent déjà un risque accru de maladies cardiovasculaires.
  • Il peut être difficile à maintenir à long terme. Le régime cétogène demande une planification rigoureuse et offre peu de flexibilité.

Alors que nous continuons à en apprendre davantage sur les régimes cétogènes et la façon dont ils peuvent aider certaines personnes atteintes de la MPR (des études humaines à long terme sont toutefois nécessaires), concentrez-vous sur ces changements plutôt que d’éliminer complètement les glucides :

  • Limiter les glucides provenant d’aliments très transformés et riches en sucres ajoutés, comme les collations sucrées, les produits de boulangerie, les boissons gazeuses ou les jus.
  • Choisir des glucides issus d’aliments entiers et peu transformés comme les fruits, les légumes, les haricots et les grains entiers, qui sont riches en fibres et en nutriments.
  • Porter attention aux portions. Par exemple, au lieu de consommer 1 tasse de riz (équivalant à environ 3 tranches de pain), essayez de réduire la portion à 2/3 de tasse.

Jeûne intermittent et MPR

Le jeûne intermittent est un mode d’alimentation qui alterne des périodes de consommation et de jeûne selon un horaire régulier. Une fenêtre alimentaire courante est de 8 heures, mais cela peut varier selon la personne.

Certaines études montrent que le jeûne intermittent entraîne une restriction calorique pouvant aider à la gestion du poids et au diabète de type 2. Pour les personnes atteintes de la MPR, le jeûne intermittent pourrait être bénéfique selon vos autres objectifs de santé. Toutefois, davantage de recherches sont nécessaires. Discutez-en avec votre équipe de soins avant d’essayer cette approche.

Choisir une alimentation favorable à la MPR

Prendre en charge votre alimentation est une façon concrète d’avoir un impact sur votre santé. Une alimentation favorable aux reins peut aider à gérer les symptômes de la MPR, ralentir la progression de la maladie et favoriser un sentiment de contrôle et de bien-être.

Lorsque vous apportez des changements positifs à votre alimentation, soyez patient envers vous-même et célébrez les petites victoires.

Les seuls aliments à éviter complètement avec la MPR sont :

  • La carambole (toxique pour les personnes ayant une fonction rénale réduite)
  • Le pamplemousse (si vous prenez des médicaments comme Jinarc / tolvaptan)

Il est important de consulter votre pharmacien afin de vérifier si vos médicaments interagissent avec certains aliments. Tous les autres aliments devraient être consommés avec modération.

Conseils pour bien commencer

  1. Planifiez vos repas : La planification des repas permet d’avoir des options favorables aux reins sous la main et de réduire la tentation de consommer des aliments transformés. Essayez de préparer des repas en grande quantité et de congeler des portions pour les journées chargées. Essayez la salade grecque de quinoa et de pois chiches en pot (recette ci-dessous) pour vous inspirer !
  2. Cuisinez à la maison : Cela vous permet de contrôler les ingrédients, le sodium et les portions de protéines.
  3. Lisez les étiquettes : Apprenez à lire attentivement les étiquettes nutritionnelles et à repérer le sodium et le phosphore ajouté.
  4. Faites le suivi : Utilisez un journal ou une application pour suivre vos progrès et repérer les ajustements à faire.
  5. Consultez une diététiste : Travailler avec une diététiste spécialisée en santé rénale peut vous offrir des conseils personnalisés.

En route vers une année plus saine

La nouvelle année est le moment idéal pour revoir vos objectifs de santé et faire des choix alignés avec votre bien-être. Si vous vivez avec la MPR, une alimentation équilibrée et favorable aux reins est l’un des outils les plus puissants pour protéger vos reins et gérer votre condition.

En mettant l’accent sur des aliments riches en nutriments, en réduisant le sodium et en gérant votre apport en protéines, vous pouvez soutenir votre santé rénale à long terme. N’oubliez pas que discuter avec votre équipe de soins ou une diététiste avant d’apporter des changements alimentaires peut vous aider à établir une alimentation équilibrée et fondée sur des données probantes.

Voici à une année de choix réfléchis et favorables à la santé, pour soutenir votre bien-être physique et émotionnel. Que la nouvelle année vous apporte force, résilience et des changements positifs pour vivre votre vie la plus saine possible avec la MPR !

Salade grecque de quinoa et de pois chiches en pot

KN_NB_02.pngDonne 4 portions

Ingrédients

  • 4 pots Mason ou contenants
  • ½ tasse de quinoa sec
  • ½ tasse d’huile d’olive
  • 2 c. à soupe de jus de citron
  • 1 c. à soupe de miel
  • 2 c. à soupe de moutarde de Dijon
  • 3 gousses d’ail, hachées
  • 1 c. à thé d’origan séché
  • ½ c. à thé de poivre noir
  • 1 boîte (19 oz) de pois chiches sans sel ajouté, rincés et égouttés
  • 2 tasses de concombre en dés
  • ½ tasse d’oignon rouge en dés
  • 1 tasse de tomates cerises, coupées en deux
  • ½ tasse de feta faible en gras et en sodium, émiettée
  • 4 tasses d’épinards, lavés

Préparation

  1. Cuire le quinoa selon les instructions de l’emballage et laisser refroidir.
  2. Dans un bol, mélanger l’huile d’olive, le jus de citron, le miel, la moutarde de Dijon, l’ail, l’origan et le poivre pour préparer la vinaigrette.
  3. Répartir les ingrédients également dans les pots dans l’ordre suivant : vinaigrette, pois chiches, concombre, oignon, tomate, feta, quinoa et épinards.
  4. Au moment de servir, secouer le pot, verser dans un bol, mélanger et savourer !

Valeur nutritive (par portion) : 608 calories, 34,8 g de lipides, 5,5 g de gras saturés, 451 mg de sodium, 19,5 g de protéines, 58,3 g de glucides, 12,9 g de fibres, 789,6 mg de potassium

Substitutions facultatives : Utilisez du couscous à la place du quinoa ou de la roquette à la place des épinards pour réduire l’apport en potassium et en oxalates.

À propos de l’autrice

Emily Campbell, Dt.P., éducatrice agréée en diabète, MScFN, est diététiste professionnelle et éducatrice agréée en diabète, titulaire d’une maîtrise en sciences des aliments et de la nutrition. Emily se spécialise dans l’accompagnement des personnes atteintes d’une maladie rénale afin de les aider à mieux comprendre la nutrition pour soutenir leur santé. Emily peut être jointe au kidneynutrition.ca.

Pour en savoir plus