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April 12, 2022

Les voix de la MPR : Jennifer Morgan, Halifax (N.-É.)

Le 29 décembre 2020, je suis allée faire des analyses de sang dans le cadre d’un simple contrôle de routine. Après des années sur liste d’attente, notre famille s’est finalement vue attribuer une médecin de famille. Avant notre première consultation, ma nouvelle médecin m’a envoyée faire des analyses sanguines. 5 heures plus tard, j’ai reçu un appel de l’hôpital me demandant de venir immédiatement, car il y avait une urgence. Je me souviens à quel point j’ai eu peur sur ce trajet. À cause des restrictions liées à la COVID-19, mon mari n’a pas eu le droit de m’accompagner. Les jours suivants ont été un véritable tourbillon, tant d’examens et de médecins, pour finir par un diagnostic de MPR.

À partir de cet instant, ma vie a changé. On m’a emmenée en chirurgie, où l’on m’a implanté un cathéter afin de pouvoir commencer la dialyse immédiatement. Je ne savais pas du tout ce qui allait m’arriver. Aujourd’hui, presque un an plus tard, je vais bien et j’en suis extrêmement reconnaissante. L’équipe médicale a tout de suite lancé le processus d’évaluation qui me permettrait d’être placée sur liste d’attente pour une greffe. Récemment, nous avons appris que mon mari et moi étions compatibles dans le cadre du don croisé de rein : il pourra donner son rein à une personne compatible qui en a besoin, tandis qu’une autre personne me donnera le sien. Nous croisons les doigts!

Je pourrais me laisser envahir par les aspects négatifs de mon diagnostic de MPR, mais à la place, je préfère mettre cette énergie dans la reconnaissance que j’éprouve à l’égard de tout ce que j’ai appris, et m’en servir pour rester positive et déterminée!

J’ai découvert que j’étais plus forte que je ne le pensais. Je possède une force en moi, dans laquelle je peux puiser lorsque j’en ai le plus besoin. Tout ce que je dois faire, c’est d’y croire... et de croire en moi!

Nos liens se sont d’autant plus resserrés avec notre famille et nos amis. J’ai appris à m’ouvrir aux autres lorsque j’ai besoin d’un peu de force, de soutien, ou d’une pause pour me vider la tête. Aujourd’hui je sais demander de l’aide!

Grâce à tous les examens approfondis que j’ai subis, j’ai aussi appris qu’à 46 ans, j’avais la santé d’une personne de 20 ans!

Même si j’ai l’impression d’avoir beaucoup vieilli en un an, je suis en bonne santé! J’en suis très reconnaissante.

Nous avons mis en place une alimentation plus saine, même pour nos deux enfants. Nous avons pris conscience des répercussions de l’alimentation sur notre état de santé général, et appris les bases d’un régime alimentaire sain. Nous savons aujourd’hui décrypter les étiquettes des produits pour faire des choix plus avisés. Au fil de ces changements, nous avons également découvert de nouvelles recettes saines et délicieuses, qui sont devenues nos préférées.

Nous suivons désormais de très près la santé de nos enfants. Dans mon cas, il s’agissait d’une situation d’urgence, mais ce ne sera pas le cas pour nos enfants. Nous avons appris que cette surveillance précoce leur permettrait de disposer de plus d’options, ce qui m’a grandement soulagée, car je me sentais coupable à l’idée de leur avoir transmis cette maladie sans le savoir.

Nous sommes très reconnaissants pour les progrès incroyables effectués dans le traitement de la MPR. Nous nous renseignons également sur les projets en cours d’expérimentation. Tous ces progrès peuvent révolutionner le cours d’une vie!

Mais surtout, nous avons appris l’importance de faire preuve de reconnaissance, chaque jour!



 

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